320-03-22 : Forgevents à Turso

March 22, 0320, 7:43 pm

Les Forgevents recrutent la jeune esclave qui appartenait à Guilian de Yesta. Elle se nomme Selma, reste très discrète sur les mauvais traitements qu'elle a subi. Elle est charmante mais porte les stigmates physiques et psychologique de son rang. Elle a été capturée lors d'un raid des barbares marins de l'est de Mull. Après sa captivité, elle a été embarquée dans une expédition de ces barbares sur les terres de Turso. La troupe d'hommes qu'elle servait ayant été vaincue par les Tursiens, elle constitua une prise de guerre et fut donnée par son nouveau maitre comme cadeau à Guilian de Yesta. Elle est très soumise, timide, mais sait à merveille s'occuper de la maison qu'elle a entrepris sans attendre de briquer de fond en comble. Elle fait fort bien la cuisine et s'obstine à dormir sous la table de la cuisine.

Alors que les Forgevents avaient investi la bibliothèque, prenant enfin le temps de se cultiver et d'entreprendre quelques recherches personnelles, débarque un homme aussi barbu que grommelant, fumant la pipe. Il maugrée contre les bouseux qui lui ont pris sa table, en investit une autre et commence à travailler tout en sortant une bouteille carrée ornée d'une grosse tête de mort et emplie d'un liquide jaunâtre. Les Forgevents ne peuvent s’empêcher d'engager la conversation et apprennent que l'homme se fournit auprès de la taverne du “Chat rouge” ou directement chez un dénommé Kastrio qui semble être un petit baron de la pègre de Turso. Ce nom éveille la curiosité de Lenemeza qui a de son côté trouvé des écrits concernant la Regalia(2 / 3) dont le biographe n'est autre que “A de Kastrio”. La biographie date de 305 et fait mention d'un descendant du biographe dans une note de lecture qui serait lui aussi à la recherche de la Regalia. Les documents appartenaient à un certain Armelian qui est mort bêtement lors d'une altercation. En remontant cette piste, les Forgevents rendent visite au capitaine Auguren à la garnison qui confirme les soupçons qui entachent la réputation de Kastrio. Elle serait heureuse de pourvoir réunir des preuves contre ce truand sans foi ni loi. Mêmes échos auprès de votre “ami” Barmo.

Les Forgevents ont également un entretien avec les Princes Glen et Silin accompagné de Cleena. L'entretien tourne principalement autour des problèmes d'allégeance, du futur des Forgevents et de la manière dont ils pourraient servir au mieux les Royaumes. Les princes sont à la recherche de futurs pairs putatifs du royaume afin de construire l'ossature de leur futur règne. Les Forgevents sont une force qui émerge fort rapidement et qui, à ce titre, est observée attentivement. D'autant plus que sa composition est fort étrange. Les éventualités évoquées sont la noblesse d'épée (Seigneur de guerre, commandant de troupes) ou de terres (Thane). Les Forgevents sont partagés sur ce qu'ils souhaitent. Pour des problèmes d'allégeance pour certains. Kadoan souhaiterait conduire des troupes, le reste du groupe n'a pas l'air favorable. De même seul Kadoan s'affirme Tursien, Zanne se revendique indubitablement des Royaumes (et probablement à terme de Turso). Lenemeza doute de ses origines et Ennar pour des raisons évidentes peut difficilement prêter allégeance. Il a été évoqué le fait que les Forgevents prêtent allégeance en tant que groupe mais que les individus restent libres de leurs affiliations. Cela pose des problèmes juridiques et peut générer des conflits d’intérêts à même de dresser les Forgevents les uns contre les autres. Aucune décision n'est demandée immédiatement mais les Forgevents devront s'interroger individuellement et collectivement sur ce point.

Les Forgevents décident d'intervenir contre Kastrio. Ils s’introduisent par effraction chez lui et y trouvent les preuves que celui-ci fabrique le “poison”, cet alcool frelaté, dans les bouteilles carrées à tête de mort qui font des ravages. Ils prennent la recette et quelques autres preuves dans son labo / chambre de torture . Ils trouvent une importante somme d'argent dissimulée dans la cave, trésor dont ils s'emparent au passage. A l'étage ils trouvent un dortoir pour des hommes de main qu'ils n'ont pas le temps de fouiller car ils trouvent également 2 chambres de femmes. La première portée sur l'herboristerie et l'autre visiblement celle d'une guerrière versant dans les arcanes. Les Forgevents pillent honteusement ces 2 chambres subtilisant une grosse somme d'argent, des nombreuses herbes de qualité supérieure, une demi douzaine d'objets magiques (potions, clou de fermeture) et une lettre. Dans la chambre de Kastrio ils mettent la main sur une lettre parlant de la Regalia, maus aussi de gants qui intéressent fortement Kadoan et d'un rendez-vous à Guibrun. Malheureusement le secrétaire qui renfermait cette lettre explose ce qui sonne une retraire prématurée. Les Forgevents ont la présence d'esprit de filer voir Auguren déjà prévenue par Ochan. La garnison est sur le départ et le sauvetage se transforme en perquisition éclair.

Peu de temps après vous (les Forgevents) assistez à une cérémonie sobre et digne pour honorer Ramsey et Scotty. Elle est conduite par le Roi lui-même. Vous n'en menez pas large juste en face de Mairy vêtue d'une cotte de cuir très ajustée. Une sombre colère, chaude et déterminée semble émaner d'elle. A ses cotés se tient un groupe d'aventuriers solides armés et armurés de pied en cap parmi lesquels vous reconnaissez Priam et Betsabée, ainsi que le négociant un peu louche de la Chapelle. Tous portent un brassard noir et affichent l'air résolu de ceux qui montent au front.

Plus tard dans la semaine, les Forgevents et particulièrement une Cerrwen très apathique, presque brisée de fatigue et d'introspection, sont pris à parti par Kaelig du Gué. Kaelig demande à ce qu'on lui remette la renégate, la sorcière, l'impure. Alors que les Forgevents allaient pour tancer l'opportun, une escouade de soldats se portent garants de Dame Cerrwen ce qui provoque le retrait du Gué. Les Forgevents font ainsi la connaissance de la troupe du sergent Gregor. Cette troupe rentre tout juste de la frontière avec Pontevedra. En pénitence pour ses actions et en guise de mise à l'épreuve, Cerrwen s'est vue confier une troupe d'hommes d'armes qu'elles devra commander et protéger. Cette troupe est composée de : sergent Gregor Malcom Jonas Alastair Justin Jubraïl Moïra Sinead Gwenn Donnela. Les Forgevents décident de faire connaissance avec leur nouveaux compagnons à l'auberge de la Chapelle. La soirée commence de manière morose mais Sinead sait rapidement égayer l’atmosphère avec son luth. Cerrwen tente d'envoyer tout le monde se coucher mais finit par renoncer lorsque Lisa, Fiona et Gwenoal se joignent à la fête. Fête qui devient complète lorsque se joignent Mairy, Betsabée, le patron de la chapelle, Emeraïs. Adinimis fait même une apparition. Elle a des nouvelles rassurantes de Cillian qui est en route pour Turso. Elle discute avec Ennar de l'emplacement des portails possibles. Elle envisage de s'installer dans le Manoir de Dorian et de placer un portail du côté de Tooreen. Ennar aimerait placer le dernier portail du réseau de saphir à Aroud Gouez et un du réseau émeraude (lié au portail du manoir au même endroit). Les dames de Dundee prennent un moment à part le jeune Pascou. La discussion a l'air extrêmement animée et pleine d'émotion. Finalement c'est assez perturbé mais content que ce dernier revient vers vous. Si vous le voulez bien, il a obtenu l'autorisation de vous accompagner. Malgré la proposition de Ennar, il ne portera pas la bannière de Dundee mais celle des Forgevents. Il aura cependant une surprise le lendemain.

NB : PF, si tu peux nous donner le positionnement d'Ochan sur ces points ça serait intéressant.

Au lendemain, Cerrwen lève les Forgevents avant l'aube comme un bon sergent-chef. Par quelque miracle les aventuriers sont presque prêts lorsqu'au point du jour résonnent 3 coups à la porte. Les hommes de Turso sont là, prêts à vous suivre. Mais ce ne sont pas les seuls à être venus payer leur salutations aux Forgevents. Lisa, Fiona et Gwenoal les accompagnent, les yeux un peu rougis, un sourire leur faisant le tour de la tête. Tristes, excitées et folles de joie. Alors que vous enfourchez vos montures la reine Miruin vient également vous saluer et donner un accolade émue à Cerrwen. Et votre caravane s'ébranle, emmenée par un Pascou fier comme un pape, bannière des Forgevents au vent, drapé dans le tabar de Ramsey que les Dames de Dundee lui ont remis ce matin. Votre groupe chevauche tranquillement vers la grande porte de Turso, passant devant la garnison qui se met au garde à vous lorsque vous passez, bannière des Forgevents déployée, les rythmes entrainants d'Ennar vous portant vers de nouvelles aventures. Derrière vous, une deuxième troupe est emmenée par Dame Cerrwen Forgevent dont la bannière du Dragon claque au vent. Elle est suivie par le sergent Gregor et ses 8 hommes de troupes. Malcom porte avec fierté la bannière de Turso, et Sinead rythme la marche avec son luth. C'est dans une haie d'honneur des gardes à la porte que vous quittez l'enceinte de Turso.

Peu à peu, vos montures prennent de la vitesse, grisés que vous êtes par l'appel de la route et l'attrait de l'aventure. Vous chevauchez vers une colline afin de jeter un dernier regard sur Turso. Un regard confiant et serein. Vous étiez arrivé dans une ville menacée par le chaos, la discorde et la guerre civile mais votre action non moins qu'héroïque a su écarter le danger, vous en avez maintenant la certitude. Turso est meurtrie mais Turso se relève déjà. Vos amis sont tombés mais vos larmes ont rapidement séché afin de leur faire honneur. Grâce à vous, les royaumes ont pu conserver une part de paix et d'unité. Grâce à vous, de nouveaux liens d'amitié se sont tissés et d'anciens se sont renforcés. Oui, vous avez œuvré pour le bien des Royaumes, vous voilà maintenant officiellement en charge de l'avenir de ces derniers, au moins d'une petite fraction de cet avenir, menant fièrement vos troupes dans le conflit qui gronde. La légende de Forgevents est en marche.

[Vous gagnez 4500 XP pour ceux qui n'étaient pas à la table].

Les Forgevents font route vers le nord à vive allure et bientôt entrent dans des paysages portant les stigmates de la guerre avec ses groupes des réfugiés, ses villages déserts, ses pâturages vides et ses champs à l'abandon. Bientôt vous rejoignez un petit village qui semble pris par Danag et ses Abassas. Une quinzaine de Zenelliens sont là. Vous décidez de vous séparer en deux groupes. Cerrwen conduira les hommes de Gregor par la rive Est, pour préparer une embuscade à la rivière. Les Forgevents contourneront par l'ouest afin de rabattre les ennemis sur Cerrwen. Dois-je conter dans le détail l'épouvantable carnage qui s'en suivit ? Comment Ochan, couvert des flammes noirs de tous les enfers tua 3 Abassa en à peine le temps d'une respiration ? Comment l'infortuné qui se trouvait au bout de la course du goliath répandit la matière grise et visqueuse de sa cervelle sur le visage de ses deux compagnons restés en arrière. Comment Ochan couvert de sang, de morceaux de tripes et de débris humains leur hurla de se rendre avant d'armer un nouveau coup ? Non, je pense que vous n'avez pas envie de ces détails. Pas plus que ceux de leur fuite effrénée le plus loin possible de ce démon de 2,50 m de haut, chauve et nimbé de flammes noires et violettes. Fuite qui les poussa jusqu'à la rivière face à une frêle jeune femme en robe blanche sur l'autre rive et qui, accessoirement, les poussa aussi directement sur les pieux que les hommes de Grégor, dissimulés dans la berge relevèrent à leur passage. Je ne relaterai donc point le bruit mou et écœurant du bois qui perce les entrailles, les cris étranglés des Abassas qui ont du mal à réaliser que la vie les quittent comme leurs intestins se répandent sur le sol avec un flot de sang chaud. Le bruit aussi des cadavres qui chutent lourdement dans la rivière et qui dérivent ensuite sans le moindre bruit si ce n'est celui qui colore tout le flot d'un vermillon suspect. N'insistez pas pour me faire relater le fracas assourdissant du blizzard qui suivi l'incantation de Cerrwen Forgevent et frappa les fuyards. Le bruit surprenant du bois éclatant sous le gel instantané, ou l'éclatement des os, l'explosion des chairs et les cris d'horreur des survivants aspergés par les restes de leurs camarades. Non, aucune personne censée ne voudrait d'un tel récit. L'on se contentera dans les récits militaires d'une note sobre indiquant que le combat fut un succès total accompagné d'éventuellement quelques notes tactiques à l'attention des cadets sur ce qu'il convient de tirer comme enseignements de cette rencontre.

Lors de la nuit qui suivit, Zanne contacta Angela afin de connaitre la situation à Guibrun. La réponse fût lapidaire : «La ville va tomber». Lors, les Forgevents abandonnèrent leurs projets de confronter Snaedis et Kastrio au Gué de Corneviau, afin de se porter au secours de la citée assiégée. Snaedis pouvait bien un peu attendre les actions d'éclat des Forgevents, non ? Peu avant d'arriver à Guibrun les Forgevents contactèrent la résistance afin de mettre en place un plan d'action. L'objectif arrêté fut de sortir les derniers combattants de la ville. Les Forgevents et les résistants déguisés en Abassa réussirent à passer les Faubourgs. Très agressifs, ils étouffèrent dans l'œuf les questions, et emmenés par Cerrwen sous les traits d'une Snaedis manifestement convaincante parvinrent aux portes de la ville, sommant la résistance de se rendre. Le Thane et sa cinquantaine d'hommes pestèrent, vitupérèrent mais durent se rendre à l'évidence. Ils étaient assiégés et vaincus. Ils finirent par se rendre à Snaedis, d'autant plus naturellement que Zanne avait réussi à les avertir de la supercherie. Les Forgevents toujours sous les traits des Abassas encadrèrent alors leurs prisonniers, pour les emmener dans le camp de prisonniers de Danag et Snaedis. Il leur fallu une grande abnégation pour ne pas porter secours aux hommes décharnés, malades et titubant qu'ils conduisaient. Niallan, qu'ils avaient connu si fier, n'était plus que l'ombre de lui-même, portant avec difficulté les hardes qui le vêtaient. Et Reece avait le regard perdu d'une bête prise au piège, qui sait qu'elle sera bientôt abattue. Ce n'est qu'arrivés en dehors de la ville que Ennar fit déployer les bannières des Forgevent et de Turso afin de narguer les Abassas grugés. Dans le même temps, les hommes de Guibrun firent également tomber leur déguisement pour apparaitre armés de pied et cap, portant haut les couleurs de Guibrun. La ville pouvait tomber, les guerriers survivraient pour poursuivre le combat, et la reprendre.

Restait peu de temps avant que Kastrio rencontre ses camarades conspirateurs au gué de Corneviaud. Aussi la troupe se rendit rapidement en ces lieux. Les éclaireurs rapportèrent que la troupe de Snaedis était assez importante, mais que Kastrio campait avec quelques hommes dans une clairière à quelques distances. Revêtant le manteau de la nuit, drapés dans un épais brouillard, et nimbés d'un silence surnaturel, les Forgevents se glissèrent jusqu'au campement et ses sentinelles sommnolentes. L'attaque fut brève et intense. Avant que leur mage ne puisse se lever, ses yeux déjà se brouillaient et elle s'écroulait sur sa couche. Les hommes d'armes insuffisamment préparés furent balayés, et lorsque toute l'attention des Forgevents se porta sur lui, Kastrio ne fit pas long feu. Malheureusement quelques lumières avaient alerté le camp voisin de Snaedis et une trentaine d'hommes accompagnés de leurs officiers se dirigeaient vers les Forgevents. Plus grave, Snaedis elle-même avec ses compagnons suivait, et il ne fallait plus compter sur un quelconque effet de surprise. Les Forgevents firent un repli stratégique rapide mais cela couta la vie à Kastrio, qui était déjà aux portes de la mort. Dans le butin ramassé par les Forgevents, un petit pactole, une paire de gants griffus et quelques écrits … Les Forgevents recrutent la jeune esclave qui appartenait à Guilian de Yesta. Elle se nomme Selma, reste très discrète sur les mauvais traitements qu'elle a subi. Elle est charmante mais porte les stigmates physiques et psychologique de son rang. Elle a été capturée lors d'un raid des barbares marins de l'est de Mull. Après sa captivité, elle a été embarquée dans une expédition de ces barbares sur les terres de Turso. La troupe d'hommes qu'elle servait ayant été vaincue par les Tursiens, elle constitua une prise de guerre et fut donnée par son nouveau maitre comme cadeau à Guilian de Yesta. Elle est très soumise, timide, mais sait à merveille s'occuper de la maison qu'elle a entrepris sans attendre de briquer de fond en comble. Elle fait fort bien la cuisine et s'obstine à dormir sous la table de la cuisine.

Alors que les Forgevents avaient investi la bibliothèque, prenant enfin le temps de se cultiver et d'entreprendre quelques recherches personnelles, débarque un homme aussi barbu que grommelant, fumant la pipe. Il maugrée contre les bouseux qui lui ont pris sa table, en investit une autre et commence à travailler tout en sortant une bouteille carrée ornée d'une grosse tête de mort et emplie d'un liquide jaunâtre. Les Forgevents ne peuvent s’empêcher d'engager la conversation et apprennent que l'homme se fournit auprès de la taverne du “Chat rouge” ou directement chez un dénommé Kastrio qui semble être un petit baron de la pègre de Turso. Ce nom éveille la curiosité de Lenemeza qui a de son côté trouvé des écrits concernant la Regalia(2 / 3) dont le biographe n'est autre que “A de Kastrio”. La biographie date de 305 et fait mention d'un descendant du biographe dans une note de lecture qui serait lui aussi à la recherche de la Regalia. Les documents appartenaient à un certain Armelian qui est mort bêtement lors d'une altercation. En remontant cette piste, les Forgevents rendent visite au capitaine Auguren à la garnison qui confirme les soupçons qui entachent la réputation de Kastrio. Elle serait heureuse de pourvoir réunir des preuves contre ce truand sans foi ni loi. Mêmes échos auprès de votre “ami” Barmo.

Les Forgevents ont également un entretien avec les Princes Glen et Silin accompagné de Cleena. L'entretien tourne principalement autour des problèmes d'allégeance, du futur des Forgevents et de la manière dont ils pourraient servir au mieux les Royaumes. Les princes sont à la recherche de futurs pairs putatifs du royaume afin de construire l'ossature de leur futur règne. Les Forgevents sont une force qui émerge fort rapidement et qui, à ce titre, est observée attentivement. D'autant plus que sa composition est fort étrange. Les éventualités évoquées sont la noblesse d'épée (Seigneur de guerre, commandant de troupes) ou de terres (Thane). Les Forgevents sont partagés sur ce qu'ils souhaitent. Pour des problèmes d'allégeance pour certains. Kadoan souhaiterait conduire des troupes, le reste du groupe n'a pas l'air favorable. De même seul Kadoan s'affirme Tursien, Zanne se revendique indubitablement des Royaumes (et probablement à terme de Turso). Lenemeza doute de ses origines et Ennar pour des raisons évidentes peut difficilement prêter allégeance. Il a été évoqué le fait que les Forgevents prêtent allégeance en tant que groupe mais que les individus restent libres de leurs affiliations. Cela pose des problèmes juridiques et peut générer des conflits d’intérêts à même de dresser les Forgevents les uns contre les autres. Aucune décision n'est demandée immédiatement mais les Forgevents devront s'interroger individuellement et collectivement sur ce point.

Les Forgevents décident d'intervenir contre Kastrio. Ils s’introduisent par effraction chez lui et y trouvent les preuves que celui-ci fabrique le “poison”, cet alcool frelaté, dans les bouteilles carrées à tête de mort qui font des ravages. Ils prennent la recette et quelques autres preuves dans son labo / chambre de torture . Ils trouvent une importante somme d'argent dissimulée dans la cave, trésor dont ils s'emparent au passage. A l'étage ils trouvent un dortoir pour des hommes de main qu'ils n'ont pas le temps de fouiller car ils trouvent également 2 chambres de femmes. La première portée sur l'herboristerie et l'autre visiblement celle d'une guerrière versant dans les arcanes. Les Forgevents pillent honteusement ces 2 chambres subtilisant une grosse somme d'argent, des nombreuses herbes de qualité supérieure, une demi douzaine d'objets magiques (potions, clou de fermeture) et une lettre. Dans la chambre de Kastrio ils mettent la main sur une lettre parlant de la Regalia, maus aussi de gants qui intéressent fortement Kadoan et d'un rendez-vous à Guibrun. Malheureusement le secrétaire qui renfermait cette lettre explose ce qui sonne une retraire prématurée. Les Forgevents ont la présence d'esprit de filer voir Auguren déjà prévenue par Ochan. La garnison est sur le départ et le sauvetage se transforme en perquisition éclair.

Peu de temps après vous (les Forgevents) assistez à une cérémonie sobre et digne pour honorer Ramsey et Scotty. Elle est conduite par le Roi lui-même. Vous n'en menez pas large juste en face de Mairy vêtue d'une cotte de cuir très ajustée. Une sombre colère, chaude et déterminée semble émaner d'elle. A ses cotés se tient un groupe d'aventuriers solides armés et armurés de pied en cap parmi lesquels vous reconnaissez Priam et Betsabée, ainsi que le négociant un peu louche de la Chapelle. Tous portent un brassard noir et affichent l'air résolu de ceux qui montent au front.

Plus tard dans la semaine, les Forgevents et particulièrement une Cerrwen très apathique, presque brisée de fatigue et d'introspection, sont pris à parti par Kaelig du Gué. Kaelig demande à ce qu'on lui remette la renégate, la sorcière, l'impure. Alors que les Forgevents allaient pour tancer l'opportun, une escouade de soldats se portent garants de Dame Cerrwen ce qui provoque le retrait du Gué. Les Forgevents font ainsi la connaissance de la troupe du sergent Gregor. Cette troupe rentre tout juste de la frontière avec Pontevedra. En pénitence pour ses actions et en guise de mise à l'épreuve, Cerrwen s'est vue confier une troupe d'hommes d'armes qu'elles devra commander et protéger. Cette troupe est composée de : sergent Gregor Malcom Jonas Alastair Justin Jubraïl Moïra Sinead Gwenn Donnela. Les Forgevents décident de faire connaissance avec leur nouveaux compagnons à l'auberge de la Chapelle. La soirée commence de manière morose mais Sinead sait rapidement égayer l’atmosphère avec son luth. Cerrwen tente d'envoyer tout le monde se coucher mais finit par renoncer lorsque Lisa, Fiona et Gwenoal se joignent à la fête. Fête qui devient complète lorsque se joignent Mairy, Betsabée, le patron de la chapelle, Emeraïs. Adinimis fait même une apparition. Elle a des nouvelles rassurantes de Cillian qui est en route pour Turso. Elle discute avec Ennar de l'emplacement des portails possibles. Elle envisage de s'installer dans le Manoir de Dorian et de placer un portail du côté de Tooreen. Ennar aimerait placer le dernier portail du réseau de saphir à Aroud Gouez et un du réseau émeraude (lié au portail du manoir au même endroit). Les dames de Dundee prennent un moment à part le jeune Pascou. La discussion a l'air extrêmement animée et pleine d'émotion. Finalement c'est assez perturbé mais content que ce dernier revient vers vous. Si vous le voulez bien, il a obtenu l'autorisation de vous accompagner. Malgré la proposition de Ennar, il ne portera pas la bannière de Dundee mais celle des Forgevents. Il aura cependant une surprise le lendemain.

NB : PF, si tu peux nous donner le positionnement d'Ochan sur ces points ça serait intéressant.

Au lendemain, Cerrwen lève les Forgevents avant l'aube comme un bon sergent-chef. Par quelque miracle les aventuriers sont presque prêts lorsqu'au point du jour résonnent 3 coups à la porte. Les hommes de Turso sont là, prêts à vous suivre. Mais ce ne sont pas les seuls à être venus payer leur salutations aux Forgevents. Lisa, Fiona et Gwenoal les accompagnent, les yeux un peu rougis, un sourire leur faisant le tour de la tête. Tristes, excitées et folles de joie. Alors que vous enfourchez vos montures la reine Miruin vient également vous saluer et donner un accolade émue à Cerrwen. Et votre caravane s'ébranle, emmenée par un Pascou fier comme un pape, bannière des Forgevents au vent, drapé dans le tabar de Ramsey que les Dames de Dundee lui ont remis ce matin. Votre groupe chevauche tranquillement vers la grande porte de Turso, passant devant la garnison qui se met au garde à vous lorsque vous passez, bannière des Forgevents déployée, les rythmes entrainants d'Ennar vous portant vers de nouvelles aventures. Derrière vous, une deuxième troupe est emmenée par Dame Cerrwen Forgevent dont la bannière du Dragon claque au vent. Elle est suivie par le sergent Gregor et ses 8 hommes de troupes. Malcom porte avec fierté la bannière de Turso, et Sinead rythme la marche avec son luth. C'est dans une haie d'honneur des gardes à la porte que vous quittez l'enceinte de Turso.

Peu à peu, vos montures prennent de la vitesse, grisés que vous êtes par l'appel de la route et l'attrait de l'aventure. Vous chevauchez vers une colline afin de jeter un dernier regard sur Turso. Un regard confiant et serein. Vous étiez arrivé dans une ville menacée par le chaos, la discorde et la guerre civile mais votre action non moins qu'héroïque a su écarter le danger, vous en avez maintenant la certitude. Turso est meurtrie mais Turso se relève déjà. Vos amis sont tombés mais vos larmes ont rapidement séché afin de leur faire honneur. Grâce à vous, les royaumes ont pu conserver une part de paix et d'unité. Grâce à vous, de nouveaux liens d'amitié se sont tissés et d'anciens se sont renforcés. Oui, vous avez œuvré pour le bien des Royaumes, vous voilà maintenant officiellement en charge de l'avenir de ces derniers, au moins d'une petite fraction de cet avenir, menant fièrement vos troupes dans le conflit qui gronde. La légende de Forgevents est en marche.

[Vous gagnez 4500 XP pour ceux qui n'étaient pas à la table].

Les Forgevents font route vers le nord à vive allure et bientôt entrent dans des paysages portant les stigmates de la guerre avec ses groupes des réfugiés, ses villages déserts, ses pâturages vides et ses champs à l'abandon. Bientôt vous rejoignez un petit village qui semble pris par Danag et ses Abassas. Une quinzaine de Zenelliens sont là. Vous décidez de vous séparer en deux groupes. Cerrwen conduira les hommes de Gregor par la rive Est, pour préparer une embuscade à la rivière. Les Forgevents contourneront par l'ouest afin de rabattre les ennemis sur Cerrwen. Dois-je conter dans le détail l'épouvantable carnage qui s'en suivit ? Comment Ochan, couvert des flammes noirs de tous les enfers tua 3 Abassa en à peine le temps d'une respiration ? Comment l'infortuné qui se trouvait au bout de la course du goliath répandit la matière grise et visqueuse de sa cervelle sur le visage de ses deux compagnons restés en arrière. Comment Ochan couvert de sang, de morceaux de tripes et de débris humains leur hurla de se rendre avant d'armer un nouveau coup ? Non, je pense que vous n'avez pas envie de ces détails. Pas plus que ceux de leur fuite effrénée le plus loin possible de ce démon de 2,50 m de haut, chauve et nimbé de flammes noires et violettes. Fuite qui les poussa jusqu'à la rivière face à une frêle jeune femme en robe blanche sur l'autre rive et qui, accessoirement, les poussa aussi directement sur les pieux que les hommes de Grégor, dissimulés dans la berge relevèrent à leur passage. Je ne relaterai donc point le bruit mou et écœurant du bois qui perce les entrailles, les cris étranglés des Abassas qui ont du mal à réaliser que la vie les quittent comme leurs intestins se répandent sur le sol avec un flot de sang chaud. Le bruit aussi des cadavres qui chutent lourdement dans la rivière et qui dérivent ensuite sans le moindre bruit si ce n'est celui qui colore tout le flot d'un vermillon suspect. N'insistez pas pour me faire relater le fracas assourdissant du blizzard qui suivi l'incantation de Cerrwen Forgevent et frappa les fuyards. Le bruit surprenant du bois éclatant sous le gel instantané, ou l'éclatement des os, l'explosion des chairs et les cris d'horreur des survivants aspergés par les restes de leurs camarades. Non, aucune personne censée ne voudrait d'un tel récit. L'on se contentera dans les récits militaires d'une note sobre indiquant que le combat fut un succès total accompagné d'éventuellement quelques notes tactiques à l'attention des cadets sur ce qu'il convient de tirer comme enseignements de cette rencontre.

Lors de la nuit qui suivit, Zanne contacta Angela afin de connaitre la situation à Guibrun. La réponse fût lapidaire : «La ville va tomber». Lors, les Forgevents abandonnèrent leurs projets de confronter Snaedis et Kastrio au Gué de Corneviau, afin de se porter au secours de la citée assiégée. Snaedis pouvait bien un peu attendre les actions d'éclat des Forgevents, non ? Peu avant d'arriver à Guibrun les Forgevents contactèrent la résistance afin de mettre en place un plan d'action. L'objectif arrêté fut de sortir les derniers combattants de la ville. Les Forgevents et les résistants déguisés en Abassa réussirent à passer les Faubourgs. Très agressifs, ils étouffèrent dans l'œuf les questions, et emmenés par Cerrwen sous les traits d'une Snaedis manifestement convaincante parvinrent aux portes de la ville, sommant la résistance de se rendre. Le Thane et sa cinquantaine d'hommes pestèrent, vitupérèrent mais durent se rendre à l'évidence. Ils étaient assiégés et vaincus. Ils finirent par se rendre à Snaedis, d'autant plus naturellement que Zanne avait réussi à les avertir de la supercherie. Les Forgevents toujours sous les traits des Abassas encadrèrent alors leurs prisonniers, pour les emmener dans le camp de prisonniers de Danag et Snaedis. Il leur fallu une grande abnégation pour ne pas porter secours aux hommes décharnés, malades et titubant qu'ils conduisaient. Niallan, qu'ils avaient connu si fier, n'était plus que l'ombre de lui-même, portant avec difficulté les hardes qui le vêtaient. Et Reece avait le regard perdu d'une bête prise au piège, qui sait qu'elle sera bientôt abattue. Ce n'est qu'arrivés en dehors de la ville que Ennar fit déployer les bannières des Forgevent et de Turso afin de narguer les Abassas grugés. Dans le même temps, les hommes de Guibrun firent également tomber leur déguisement pour apparaitre armés de pied et cap, portant haut les couleurs de Guibrun. La ville pouvait tomber, les guerriers survivraient pour poursuivre le combat, et la reprendre.

Restait peu de temps avant que Kastrio rencontre ses camarades conspirateurs au gué de Corneviaud. Aussi la troupe se rendit rapidement en ces lieux. Les éclaireurs rapportèrent que la troupe de Snaedis était assez importante, mais que Kastrio campait avec quelques hommes dans une clairière à quelques distances. Revêtant le manteau de la nuit, drapés dans un épais brouillard, et nimbés d'un silence surnaturel, les Forgevents se glissèrent jusqu'au campement et ses sentinelles sommnolentes. L'attaque fut brève et intense. Avant que leur mage ne puisse se lever, ses yeux déjà se brouillaient et elle s'écroulait sur sa couche. Les hommes d'armes insuffisamment préparés furent balayés, et lorsque toute l'attention des Forgevents se porta sur lui, Kastrio ne fit pas long feu. Malheureusement quelques lumières avaient alerté le camp voisin de Snaedis et une trentaine d'hommes accompagnés de leurs officiers se dirigeaient vers les Forgevents. Plus grave, Snaedis elle-même avec ses compagnons suivait, et il ne fallait plus compter sur un quelconque effet de surprise. Les Forgevents firent un repli stratégique rapide mais cela couta la vie à Kastrio, qui était déjà aux portes de la mort. Dans le butin ramassé par les Forgevents, un petit pactole, une paire de gants griffus et quelques écrits …

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